
Le choix entre une ossature bois et une structure métallique pour la pose de plaques de plâtre constitue une décision cruciale dans tout projet de construction ou de rénovation. Cette question technique influence directement les performances acoustiques, thermiques et mécaniques de vos cloisons intérieures. Les professionnels du bâtiment doivent aujourd’hui maîtriser les spécificités de chaque système pour optimiser leurs réalisations selon les contraintes réglementaires actuelles et les attentes clients. L’évolution des matériaux et des techniques de mise en œuvre transforme continuellement les pratiques dans ce domaine, nécessitant une analyse approfondie des avantages et inconvénients de chaque solution.
Caractéristiques techniques des ossatures bois versus métal pour cloisons placo
La comparaison entre ossatures bois et métalliques révèle des différences fondamentales dans leurs propriétés structurelles. Les montants en acier galvanisé présentent une résistance à la compression supérieure de 40% par rapport aux essences résineuses traditionnelles. Cette supériorité mécanique se traduit par une capacité portante accrue, particulièrement appréciable dans les constructions de grande hauteur où les charges cumulées deviennent significatives.
L’analyse des coefficients de dilatation démontre que l’acier galvanisé présente une expansion thermique linéaire de 12×10⁻⁶/°C, tandis que le bois affiche des variations dimensionnelles plus complexes liées à l’hygrométrie. Cette stabilité dimensionnelle supérieure du métal limite considérablement les risques de fissuration des joints, un avantage non négligeable pour la durabilité des ouvrages.
Propriétés mécaniques du bois résineux douglas et épicéa en structure porteuse
Le Douglas présente une résistance caractéristique à la compression parallèle aux fibres de 21 MPa en classe C24, tandis que l’épicéa atteint 20 MPa dans la même classification. Ces essences résineuses offrent un excellent rapport résistance/poids, avec une masse volumique moyenne de 450 kg/m³ pour l’épicéa et 530 kg/m³ pour le Douglas. La variabilité naturelle du bois impose cependant une sélection rigoureuse des montants pour garantir l’homogénéité structurelle.
Performance des montants métalliques galvanisés 70mm et 98mm stil prim tech
Les profilés métalliques galvanisés de la gamme Stil Prim Tech atteignent une résistance à la traction de 320 MPa minimum, dépassant largement les sollicitations courantes en cloisons de distribution. L’épaisseur du galvanisé à chaud de 275 g/m² assure une protection anticorrosion efficace pendant plusieurs décennies. Ces performances mécaniques constantes, indépendantes des variations hygrométriques, garantissent une stabilité dimensionnelle optimale des ouvrages.
Résistance aux charges verticales et horizontales selon DTU 25.41
Le DTU 25.41 définit des charges d’exploitation maximales de 120 kg/m² pour les cloisons sur ossature métallique de 70mm, contre 100 kg/m² pour les ossatures bois équivalentes. Cette différence s’explique par la meilleure répartition des contraintes dans les profilés métalliques formés à froid. Les essais de résistance aux chocs démontrent également une supériorité des structures métalliques, avec une absorption d’énergie 25% supérieure aux ossatures bois traditionnelles.
Comportement hygroscopique et stabilité dimensionn
ionnelle comparative
Le bois, qu’il soit en Douglas ou en épicéa, reste un matériau hygroscopique : il absorbe et restitue l’humidité de l’air ambiant. Cette propriété naturelle entraîne des variations dimensionnelles tangentielles et radiales pouvant atteindre 2 à 3 % entre un bois à 12 % d’humidité et un bois à 20 %. Concrètement, cela signifie que des montants d’ossature bois mal séchés ou mal protégés peuvent se déformer dans le temps, provoquant des microfissures au niveau des joints de plaques de plâtre.
À l’inverse, l’acier galvanisé utilisé pour les ossatures métalliques Placo présente une très faible sensibilité aux variations hygrométriques. Tant que la protection anticorrosion est respectée (en particulier dans les locaux classés EB+ ou EC selon les normes), la stabilité dimensionnelle reste quasi parfaite sur le long terme. Pour limiter le risque de désordres avec une ossature bois, il est indispensable d’utiliser des bois classés au minimum C24, séchés à cœur, et de respecter scrupuleusement les entraxes et les fixations prescrits par le DTU 25.41.
Sur le plan de la durabilité, le bois présente une excellente tenue lorsqu’il est correctement ventilé et protégé des remontées capillaires. Cependant, dans des environnements à humidité variable (pièces d’eau, sous-sols partiellement enterrés, zones non chauffées), l’ossature métallique garde un avantage décisif. C’est pourquoi, pour un doublage Placo sur mur ancien humide ou en rénovation de maison de pierre, il est recommandé d’opter plutôt pour une structure métallique désolidarisée du support.
Installation et mise en œuvre des rails stil MOB sur ossature bois
Les systèmes mixtes combinant ossature bois porteuse et rails métalliques Stil MOB pour la fixation du Placo se sont imposés dans la construction bois moderne. Ils permettent de bénéficier de la légèreté et de l’empreinte carbone réduite de la structure bois, tout en profitant de la précision et de la stabilité des profilés métalliques pour le parement. Ce type de solution est particulièrement adapté aux maisons à ossature bois (MOB), aux surélévations et aux extensions en structure légère.
Les rails Stil MOB sont conçus pour se fixer directement sur montants et lisses en bois, en respectant un principe simple : ne jamais contraindre la structure porteuse, mais créer une interface technique stable pour les plaques de plâtre. Ainsi, vous pouvez gérer l’isolation, les réseaux et l’étanchéité à l’air de manière optimisée, tout en conservant les performances mécaniques de l’ossature bois. Cette approche mixte répond parfaitement aux exigences des réglementations thermiques et acoustiques actuelles.
Fixation des fourrures F 530 sur structure bois lamellé-collé
Dans les plafonds et les cloisons intérieures, la combinaison des fourrures F 530 avec une structure bois lamellé-collé permet d’obtenir une planéité optimale pour la pose du Placo. Les poutres et montants en bois lamellé-collé présentent déjà une excellente stabilité dimensionnelle ; l’ajout de fourrures métalliques joue alors le rôle de « couche de réglage », un peu comme une chape de ragréage sur une dalle irrégulière. Vous pouvez ainsi compenser les petits défauts d’alignement et obtenir une surface parfaitement plane prête à être enduite et peinte.
La fixation des fourrures F 530 sur bois se fait généralement par l’intermédiaire de suspentes adaptées, vissées dans la charpente ou dans les solives. Le choix du type de suspente (fixe, réglable, acoustique) dépendra du niveau de performance recherché et de la hauteur disponible sous plafond. Pour les cloisons, les fourrures peuvent être clipsées sur des rails Stil MOB préalablement vissés sur les montants bois, en respectant un entraxe courant de 60 cm pour des plaques BA13 standard.
Pour éviter tout risque de fissuration dans le temps, il est crucial de dissocier autant que possible les mouvements du bois de ceux de la peau Placo. C’est là que les fourrures F 530 jouent pleinement leur rôle : grâce à leur faible inertie et à leur élasticité contrôlée, elles absorbent les microdéformations de la structure bois sans les transmettre directement au parement. Vous gagnez ainsi en confort de mise en œuvre et en durabilité de finition.
Traitement des ponts thermiques avec isolation isover GR32
Dans une maison performante, la question du traitement des ponts thermiques se pose dès que l’on associe Placo, ossature bois et structure métallique. Les ponts thermiques linéiques au droit des montants et des lisses peuvent dégrader significativement le coefficient U d’une paroi si l’on ne prévoit pas une isolation continue. L’utilisation d’une laine minérale haute performance, comme Isover GR32, permet de limiter ces déperditions en remplissant intégralement les cavités entre montants et rails.
Isover GR32 affiche une conductivité thermique λ de 0,032 W/(m.K), ce qui en fait une solution de référence pour les cloisons et doublages Placo à haute performance. Placée en continu entre montants bois ou métalliques, puis éventuellement croisée en deuxième couche, elle réduit les ponts thermiques tout en jouant un rôle important sur l’affaiblissement acoustique. L’objectif est de créer une « couette » isolante continue derrière les plaques de plâtre, comparable à un manteau bien ajusté qui épouse toutes les formes de la structure.
Pour optimiser le traitement des ponts thermiques, il est conseillé de :
- prévoir une épaisseur d’Isover GR32 au moins égale à la largeur des montants (45, 70 ou 100 mm) ;
- limiter les points durs (lisses bois continues, renforts massifs) en les interrompant ou en les doublant d’une bande résiliente ;
- assurer la continuité de l’isolant en périphérie des baies et des refends.
En combinant ossature bois, rails Stil MOB et Isover GR32, vous obtenez une paroi Placo très performante sur le plan thermique, conforme voire supérieure aux exigences de la RT 2012 et des labels type BBC ou Effinergie, tout en maîtrisant les coûts de mise en œuvre.
Raccordement aux panneaux OSB 3 et contreplaqué CTB-H
Dans les constructions bois contemporaines, les panneaux OSB 3 et contreplaqué CTB-H sont couramment utilisés comme voile travaillant pour assurer le contreventement. Le raccordement des systèmes Placo sur ces panneaux doit respecter plusieurs règles pour ne pas compromettre ni la stabilité de la structure, ni la qualité des finitions. L’OSB et le contreplaqué servent alors de « support continu » sur lequel viennent se fixer les rails et montants métalliques ou directement les plaques de plâtre selon les cas.
Lorsque l’on choisit de fixer les rails Stil MOB sur OSB 3, il est recommandé d’utiliser des vis à bois à filetage partiel avec un diamètre suffisant (généralement 4 à 5 mm) et une longueur adaptée à l’épaisseur du panneau et du bois support. Le but est d’assurer une reprise de charge fiable, surtout au niveau des points singuliers comme les angles, les baies et les appuis de menuiseries. Une attention particulière doit être portée à la planéité de l’OSB : toute flèche excessive se traduira mécaniquement par un défaut visible sur le parement Placo.
Le contreplaqué CTB-H, plus stable et plus dense que l’OSB, offre quant à lui une meilleure tenue aux fixations, notamment pour les charges localisées (meubles suspendus, éléments sanitaires). Dans une logique de « cloison technique », il est pertinent de prévoir une zone en CTB-H derrière le Placo aux endroits où des charges importantes sont prévues, tout en conservant une ossature métal ou bois classique ailleurs. Cette approche hybride permet de concilier liberté d’aménagement intérieur et optimisation structurelle.
Gestion de l’étanchéité à l’air avec membrane vario KM duplex UV
L’étanchéité à l’air est un enjeu majeur des bâtiments soumis à la RT 2012 et encore davantage dans le cadre de la RE 2020. Une cloison Placo sur ossature bois ou métal ne se résume plus à un simple habillage : c’est un composant de l’enveloppe thermique et de la barrière à l’air. La membrane hygrovariable Vario KM Duplex UV joue ici un rôle central, en assurant à la fois l’étanchéité à l’air et la régulation des transferts de vapeur d’eau à travers la paroi.
Cette membrane se pose généralement côté intérieur, entre l’isolant (Isover GR32 par exemple) et les plaques de plâtre. Sa perméabilité à la vapeur varie en fonction de l’hygrométrie ambiante : elle se comporte comme un coupe-vapeur en hiver pour protéger la paroi des condensations internes, puis devient plus ouverte en été pour permettre le séchage vers l’intérieur. C’est un peu comme un vêtement respirant technique qui vous protège du froid et de l’humidité tout en laissant évacuer la transpiration.
Pour que le système soit réellement performant, il est impératif de soigner les détails de pose : recouvrements de lés d’au moins 10 cm, collage avec adhésifs spécifiques, traitement des traversées de gaines et de conduits, raccordement étanche aux menuiseries et aux refends. Une membrane mal posée peut réduire de moitié le gain attendu sur le test de perméabilité à l’air. En combinant Vario KM Duplex UV, ossature adaptée et parement Placo, vous mettez toutes les chances de votre côté pour atteindre un niveau de performance conforme, voire supérieur, aux objectifs réglementaires.
Systèmes de fixation placo sur montants métalliques stil M48 et M70
Les montants métalliques Stil M48 et M70 constituent la base de la plupart des cloisons de distribution et de séparation en habitat et en tertiaire. Leur géométrie en « C » optimisée, associée à des rails adaptés, permet une mise en œuvre rapide et répétable, tout en offrant une grande variété de configurations : simple parement, double parement, cloison technique, cloison acoustique renforcée, etc. Le choix entre une ossature bois et ces montants métalliques se pose donc souvent en termes de précision, de rapidité de pose et de performances globales.
Les fixations des plaques de plâtre sur montants Stil se font classiquement avec des vis à plaque de plâtre type TTPC ou TN, de longueur 25 à 35 mm pour un simple parement BA13. L’entraxe de vissage recommandé est de 25 cm en partie courante et de 15 cm en périphérie, afin de garantir une bonne tenue mécanique et de limiter les risques de déformation entre montants. Vous vous demandez si ce niveau de précision est vraiment nécessaire ? Sur un chantier de grande surface, quelques millimètres d’écart répétés peuvent à terme générer des creux visibles et compliquer la finition.
Les montants Stil M48 sont généralement utilisés pour les cloisons légères de distribution avec un isolant de 45 ou 50 mm d’épaisseur, tandis que les M70 conviennent mieux aux cloisons séparatives ou aux cloisons nécessitant une meilleure isolation phonique et thermique. Leur largeur accrue permet d’intégrer jusqu’à 70 mm d’isolant, voire plus en configuration double ossature. Dans tous les cas, la mise en œuvre doit respecter le DTU 25.41 : entraxe de 60 cm pour les plaques verticales, recoupes alternées des joints, et désolidarisation périphérique si des performances acoustiques élevées sont recherchées.
Isolation phonique et thermique selon réglementation RT 2012
L’isolation phonique et thermique des cloisons Placo sur ossature bois ou métal est directement liée aux prescriptions de la RT 2012 (et par extension de la RE 2020) et à la NPR 2009-100 sur le confort acoustique. Une cloison n’est plus seulement un élément de séparation ; elle participe au confort global du logement, en limitant les transmissions de bruits aériens et les déperditions de chaleur. Les systèmes Placo, qu’ils soient posés sur ossature bois ou sur profilés métalliques Stil M48/M70, offrent une large palette de performances, à condition de bien choisir les combinaisons plaques + isolant + ossature.
En règle générale, une cloison Placo avec isolant et double parement offre de bien meilleurs résultats acoustiques qu’une cloison simple parement sans isolant, quel que soit le type d’ossature. Sur le plan thermique, les différences se jouent surtout au niveau de la gestion des ponts thermiques et de la continuité de l’isolation. L’ossature bois a naturellement un meilleur comportement thermique linéique que l’acier, mais les systèmes métalliques peuvent compenser par une épaisseur d’isolant accrue et une conception adaptée.
Performance acoustique des plaques phonique BA13 sur ossature bois
Les plaques Placo Phonique BA13, identifiables à leur cœur bleu, sont spécialement conçues pour améliorer le confort acoustique des cloisons intérieures. Utilisées sur une ossature bois correctement dimensionnée et désolidarisée, elles permettent d’atteindre des affaiblissements acoustiques Rw courants de 45 à 50 dB pour une cloison de distribution, voire davantage en configuration renforcée. Le secret réside dans la combinaison masse + désolidarisation + amortissement, analogue à un système de double vitrage performant par rapport à un simple vitrage.
Sur ossature bois, l’usage d’une laine minérale ou végétale de densité suffisante dans l’épaisseur de la cloison est indispensable pour casser les ondes sonores dans la cavité. Une cloison constituée de montants bois 45 mm, isolant semi-rigide 45 mm et double parement BA13 Phonique de chaque côté peut ainsi offrir une isolation remarquable entre pièces de jour et pièces de nuit. Il est toutefois crucial de soigner tous les points singuliers : passages de gaines, prises électriques, liaisons avec plancher et plafond, qui peuvent rapidement devenir des « fuites acoustiques » si elles ne sont pas traitées.
La variabilité naturelle du bois impose également une vigilance sur la mise en œuvre : un entraxe irrégulier ou un montage trop rigide entre les deux parements peut créer des transmissions solidiennes indésirables. C’est pourquoi, pour les projets à fort enjeu acoustique, beaucoup de professionnels préfèrent les ossatures métalliques, plus constantes et plus faciles à modéliser en termes de performance.
Affaiblissement acoustique Rw+C et Rw+Ctr avec rails métalliques
Les rails et montants métalliques Stil associés à des plaques Placo Phonique permettent d’atteindre des niveaux d’affaiblissement acoustique très élevés, notamment pour les cloisons séparatives entre logements. Les performances sont souvent exprimées en indices Rw+C et Rw+Ctr, qui tiennent compte respectivement des bruits de type « rose » (général) et des bruits de trafic (voix, circulation). Une cloison sur double ossature métallique désolidarisée, avec double laine minérale et double parement de chaque côté, peut atteindre des Rw+Ctr supérieurs à 55 dB, répondant ainsi aux exigences les plus strictes de la réglementation acoustique.
Pourquoi l’ossature métallique est-elle si performante en acoustique ? D’une part, sa faible section et son profil en « C » limitent les transmissions solidiennes entre parements. D’autre part, la possibilité de désolidariser complètement les deux structures (cloison « boîte dans la boîte ») réduit fortement les ponts rigides. On obtient ainsi un système comparable à deux murs indépendants séparés par un joint d’air isolé, très efficace pour atténuer les bruits aériens.
En pratique, pour optimiser l’affaiblissement acoustique sur ossature métal, il est recommandé de :
- utiliser des plaques Placo Phonique ou des plaques haute densité en double parement ;
- prévoir une laine minérale continue sur toute la hauteur de la cloison ;
- désolidariser les rails du bâti avec des bandes résilientes périphériques.
Ces principes s’appliquent aussi bien aux cloisons sur plancher bois qu’aux séparatifs entre appartements. L’ossature métallique offre ici une reproductibilité des résultats difficile à atteindre avec une ossature bois, plus sensible aux aléas de chantier.
Traitement des transmissions latérales par bandes résilientes sylomer
Les meilleures cloisons Placo, qu’elles soient montées sur ossature bois ou métallique, peuvent voir leurs performances acoustiques fortement dégradées par les transmissions latérales. Il s’agit des transmissions de bruit qui ne passent pas directement à travers la cloison, mais via les planchers, plafonds et murs adjacents. Pour limiter ce phénomène, l’utilisation de bandes résilientes type Sylomer au droit des appuis de rails et des montants est une solution particulièrement efficace.
Le Sylomer est un matériau élastomère à cellules ouvertes, conçu pour absorber les vibrations et découpler les éléments de structure. Placé sous les rails de sol et de plafond, ou en appui latéral des montants, il agit comme un « amortisseur » entre la cloison et le gros œuvre. C’est un peu l’équivalent des silentblocs utilisés en mécanique pour isoler un moteur vibrant du châssis d’un véhicule. Résultat : les bruits d’impact et les vibrations se transmettent beaucoup moins d’un local à l’autre.
Sur une ossature bois, ces bandes résilientes ont un double intérêt : elles améliorent l’acoustique, mais elles compensent aussi légèrement les variations dimensionnelles du bois, en offrant une interface souple entre le support et l’ossature Placo. Sur ossature métallique, elles complètent les performances déjà élevées des cloisons double ossature. Dans les deux cas, le surcoût reste modeste au regard du gain de confort acoustique pour les occupants.
Coûts d’installation et durabilité des solutions placo BA13 standard
Le coût global d’une cloison Placo sur ossature bois ou métal ne se limite pas au prix des matériaux au mètre linéaire. Il faut intégrer le temps de pose, les accessoires (vis, bandes, enduits, membranes, isolants), ainsi que la durabilité et les coûts de maintenance éventuels. Sur le poste « fourniture », une ossature bois en montants rabotés peut sembler légèrement moins chère qu’une ossature métallique Stil M48 ou M70. Toutefois, la rapidité d’installation et la réduction des reprises de finition penchent souvent en faveur du métal.
En moyenne, pour une cloison standard en BA13 simple parement avec isolant, le coût d’un système complet posé par un professionnel varie entre 40 et 70 €/m² selon les régions et les niveaux de performance (phonique, thermique, feu). L’écart entre bois et métal se joue davantage sur la main-d’œuvre : l’ossature métallique, plus modulaire et plus précise, permet des cadences de pose élevées et une meilleure anticipation des quantités. À l’inverse, une ossature bois exige plus de temps de réglage, de découpe et de contrôle qualité des montants.
Du point de vue de la durabilité, les cloisons sur ossature métallique galvanisée ont montré, sur plusieurs décennies, une très bonne tenue en environnement intérieur, avec peu de désordres structurels. Les pathologies observées concernent plutôt les problèmes d’humidité (condensations, infiltrations) qui dégradent les plaques de plâtre elles-mêmes. Les ossatures bois, bien que durables si le bois est sain et sec, restent plus sensibles aux problèmes de champignons, d’insectes xylophages et de variations hygrométriques, surtout en rénovation sur bâti ancien.
Si vous visez un projet à très faible impact carbone et que vous disposez d’une main-d’œuvre formée à la construction bois, l’ossature bois pour vos cloisons Placo peut avoir du sens, notamment en combinaison avec des isolants biosourcés. En revanche, si votre priorité est la reproductibilité, la vitesse d’exécution et la performance acoustique maximale, l’ossature métallique Stil couplée à des plaques BA13 (standard ou spécialisées) reste souvent le meilleur compromis technico-économique.
Réglementation parasismique et résistance au feu M0 des systèmes mixtes
Dans les zones soumises à la réglementation parasismique, le choix entre ossature bois et ossature métallique pour les cloisons Placo doit tenir compte des prescriptions de l’Eurocode 8 et des règles professionnelles associées. Les systèmes métalliques Stil présentent l’avantage d’une ductilité et d’une capacité de déformation contrôlée, très appréciées en cas de séisme. Les cloisons peuvent ainsi accompagner les mouvements du gros œuvre sans rupture brutale, à condition que les ancrages et les liaisons soient correctement dimensionnés.
Les structures bois, de leur côté, possèdent naturellement une bonne résilience en cas de sollicitation dynamique, mais la variabilité des assemblages (pointes, vis, connecteurs métalliques) rend plus complexe la justification réglementaire dans certains contextes. C’est pourquoi, dans les bâtiments soumis à des exigences parasismiques renforcées (ERP, immeubles de grande hauteur), les solutions d’ossature métallique couplées à des plaques de plâtre sont souvent privilégiées pour les cloisons intérieures non porteuses.
Sur le plan de la résistance au feu, il est important de distinguer la réaction au feu des matériaux (classement M0, A1, etc.) et la résistance au feu des parois complètes (EI 30, EI 60, EI 120). L’acier galvanisé nu est classé incombustible (proche M0), tout comme les plaques de plâtre Placo qui contribuent à la protection des structures porteuses. Une cloison Placo sur ossature métallique peut ainsi atteindre des résistances au feu EI 60 ou EI 120 selon le nombre de parements et l’épaisseur d’isolant, répondant aux exigences les plus sévères des ERP et des logements collectifs.
Les ossatures bois, quant à elles, doivent être protégées par un parement adéquat pour respecter les exigences de réaction et de résistance au feu. Les plaques de plâtre jouent ici un rôle d’« écran » ralentissant la montée en température du bois, dont la carbonisation progressive est prise en compte dans les calculs de stabilité au feu. Dans les systèmes mixtes combinant structure bois porteuse, rails métalliques et parements Placo, on obtient un compromis intéressant : le bois est protégé par les plaques de plâtre tandis que l’ossature métallique assure la stabilité dimensionnelle du parement.
En définitive, que vous optiez pour une ossature bois, métallique ou un système mixte, le respect des Avis Techniques, des PV de classement au feu et des DTU en vigueur reste indispensable pour garantir la conformité parasismique et feu de vos cloisons Placo. L’accompagnement par un bureau d’études ou par les services techniques des industriels (Placo, Isover, etc.) est fortement recommandé dès que vous sortez des configurations courantes ou que vous intervenez sur des bâtiments à enjeux réglementaires élevés.